Asile : Amnesty s’en prend à l’UE

09/07/2014
Asile : Amnesty s’en prend à l’UE

L'Union européenne se transforme en "forteresse", mettant "en danger la vie" des migrants fuyant les zones de conflit, dénonce Amnesty International. Au lendemain d'une réunion des ministres européens de l'Intérieur, dont la plupart refusent de modifier les règles d'asile, l'ONG évoque le chiffre de 23'000 morts en 15 ans.

Dans son rapport, l'organisation de défense des droits de l'Homme affirme que "les politiques de l'UE en matière d'immigration et ses pratiques de contrôle aux frontières empêchent des réfugiés d'accéder à la procédure d'asile en Europe et mettent en danger la vie de toutes ces personnes, qui entreprennent des voyages de plus en plus dangereux".

Devant la difficulté croissante de rejoindre l'Europe par la voie terrestre, les réfugiés prennent de plus en plus souvent les routes maritimes, plus dangereuses, vers la Grèce et vers l'Italie. Des centaines de personnes meurent en mer chaque année, souligne Amnesty.

Durant les six premiers mois de l'année, "plus de 200 personnes" ont trouvé la mort en Méditerranée. "Des centaines d'autres sont portées disparues et pourraient avoir péri elles aussi". Depuis 2000, Amnesty donne le chiffre "d'au moins 23'000 morts".

"La responsabilité de la mort de celles et ceux qui essaient de rejoindre l'UE est collective", affirme Amnesty International. L'organisation appelle les États membres à suivre l'exemple de l'Italie, qui après le drame de Lampedusa en octobre 2013 a mis en place l'opération de sauvetage Mare Nostrum.

Selon Amnesty, "près de la moitié des personnes qui essaient de pénétrer irrégulièrement sur le territoire de l'UE fuient des situations de conflit dans des pays comme la Syrie, l'Afghanistan, l'Érythrée ou la Somalie".

L'UE "ferme les yeux"

Entre 2007 et 2013, l'UE a consacré plus de 1,8 milliard d'euros à la protection de ses frontières externes, mais seulement 700 millions à l'amélioration de la situation des demandeurs d'asile et des réfugiés sur son territoire, dénonce l'organisation.

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