Massacre de migrants en Libye

03/07/2019
Massacre de migrants en Libye

Au moins 44 victimes

Au moins 44 migrants ont été tués ou blessés dans une frappe aérienne contre leur centre de détention à Tajoura, dans la banlieue-est de la capitale libyenne.

Sur son compte Twitter, le bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'est dit «extrêmement préoccupé» par des informations sur des frappes aériennes contre le centre de détention de Tajoura, et «sur la mort de réfugiés et de migrants». La frappe contre le centre des migrants n'a pas été revendiquée mais des médias pro-Haftar ont fait état mardi soir d'une «série de raids aériens» à Tripoli et Tajoura.

L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé, a condamné ces faits, dénonçant un possible crime de guerre. «Cet attentat pourrait clairement constituer un crime de guerre, frappant des innocents (...) contraints d'échouer dans cet abri par des conditions de vie épouvantables», a indiqué Ghassan Salamé. Il a appelé la communauté internationale «à condamner ce crime et à imposer les sanctions appropriées à ceux qui ont mené cette opération en violation flagrante du droit international humanitaire».

L'Union européenne a également condamné «l'horrible attaque». «L'Union européenne s'associe à l'appel lancé à l'ONU pour qu'elle mène immédiatement une enquête sur les auteurs de cet horrible attentat», a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini dans un communiqué.

La France s'est aussi exprimée à ce sujet. «À la suite de ce drame, la France appelle à nouveau les parties à une désescalade immédiate et à la cessation des combats», a souligné le ministère des Affaires étrangères. La Turquie a elle aussi dénoncé un «crime contre l'humanité».

Le ministre italien des Affaires, Enzo Moavero, a quant à lui fait part de sa «consternation». «Cette nouvelle tragédie montre l'impact atroce de la guerre sur la population civile», a-t-il déclaré mercredi dans un communiqué assorti d'une «condamnation claire des bombardements aveugles de zones civiles». «Nous devons garantir immédiatement des mesures sérieuses de protection des civils et, en particulier, transférer les migrants qui se trouvent dans les installations d'accueil dans des lieux à l'abri des combats et sous la protection des Nations unies», a insisté le ministre.

Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunira mercredi en urgence sur la Libye.

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