Redonner du souffle à l'OMC

11/12/2017
Redonner du souffle à l'OMC

Le président Mauricio Macri

Le président argentin Mauricio Macri a pris dimanche la défense de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), qui se réunit jusqu'à mercredi à Buenos Aires, alors que l'institution est critiquée par les Etats-Unis et minée par des désaccords autour de la Chine.

‘Les problèmes de l'OMC se résolvent avec plus d'OMC, et non moins d'OMC’", a lancé le dirigeant libéral en inaugurant la 11e réunion ministérielle des 164 pays de l'organisation, la première depuis l'élection de Donald Trump, qui l'attaque sans relâche depuis son arrivée au pouvoir.

Particulièrement attendus à ce rendez-vous bisannuel, les Etats-Unis ont envoyé une délégation menée par leur représentant du Commerce Robert Lighthizer, très critique envers l'OMC et notamment son système de règlement des conflits.

Washington n'exclut pas de renégocier les accords commerciaux conclus sous l'égide de l'OMC, après s'être déjà retiré brutalement de l'accord de libre-échange Asie-Pacifique (TPP) et avoir forcé le Canada et le Mexique à renégocier l'accord Aléna.

Dimanche, le directeur général de l'OMC Roberto Azevedo a indiqué qu'il demanderait à M. Lighthizer ‘un engagement politique, de la volonté politique et de la flexibilité’.

‘Sans flexibilité, nous n'irons nulle part’, a-t-il prévenu lors d'une conférence de presse.

La perte de vitesse de l'OMC se traduit notamment par son incapacité, depuis plus de quinze ans, à faire commencer le grand cycle de négociations, dit ‘de Doha’, mais aussi à régler les désaccords entre certains membres et la Chine, entrée dans ses rangs en 2001.

‘Je crois dans ce système. Non pas parce qu'il est parfait mais parce qu'il est essentiel et c'est le meilleur que nous avons", a plaidé M. Azevedo, soulignant que l'OMC a permis d'éviter’ des protections unilatérales, des guerres économiques potentielles et une catastrophe économique".

Le Togo est représenté à la conférence par la ministre du Commerce et de la Promotion du secteur privé, Bernadette Legzim-Balouki

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