Mise en garde des Palestiniens

01/12/2017
Mise en garde des Palestiniens

Le centre ville de Jérusalem

La présidence palestinienne a mis en garde vendredi contre les effets destructeurs d'une reconnaissance par les Etats-Unis de Jérusalem comme capitale d'Israël ou d'un transfert de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem.

Le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré qu'une reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël "détruirait le processus de paix".

"La reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d'Israël et le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem impliquent le même degré de danger pour l'avenir du processus de paix et poussent la région dans l'instabilité", a affirmé Nabil Abou Roudeina.

La présidence de l'Autorité palestinienne s'exprimait alors que le président américain Donald Trump doit décider de façon imminente s'il transfère ou non l'ambassade de son pays de Tel-Aviv à Jérusalem.

Les Palestiniens considèrent Jérusalem-Est, qu'Israël a conquise et annexée, comme la capitale de l'Etat auxquels ils aspirent et s'opposent à tout ce qui légitimerait l'occupation par Israël de cette partie de la ville sainte.

Sans mentionner explicitement le président américain ou les Etats-Unis, M. Abou Roudeina avait affirmé plus tôt vendredi que toute solution juste au Moyen-Orient passait par la reconnaissance de Jérusalem-Est comme capitale d'un futur Etat palestinien indépendant.

"C'est par Jérusalem-Est, avec ses sites sacrés, que commence et s'achève toute solution ou tout projet qui puisse sauver la région de la destruction", a-t-il déclaré dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle Wafa.

L'ONU n'a jamais reconnu l'annexion de Jérusalem-Est et considère que le statut final de la ville doit être négocié. Les ambassades étrangères sont installées à Tel-Aviv. Israël proclame que tout Jérusalem est sa capitale "indivisible".

Une loi du Congrès américain adoptée en 1995 stipule que la représentation diplomatique de Washington en Israël doit se trouver à Jérusalem. Mais, depuis deux décennies, une clause dérogatoire, signée tous les six mois par tous les présidents américains successifs, permet à l'exécutif américain de bloquer son application.

M. Trump est appelé à décider très rapidement s'il fait jouer à nouveau cette clause, comme il l'avait fait pour la première fois en juin malgré ses promesses réitérées au cours de sa campagne électorale de déménager l'ambassade à Jérusalem.

La décision est très attendue, le statut de Jérusalem étant l'une des questions les plus épineuses du conflit israélo-palestinien.

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