Pas d'accord sur un cessez-le-feu au Yémen

19/06/2015
Pas d'accord sur un cessez-le-feu au Yémen

Un cessez-le-feu exige le déploiement d'observateurs

Il faudra davantage de temps pour parvenir à un accord sur un cessez-le-feu accompagné d'un retrait des groupes armés au Yémen, a affirmé vendredi l'envoyé spécial de l'ONU Ismail Ould Cheikh Ahmed. Il a indiqué qu'il va intensifier ses efforts.

"Une seule série de consultations préliminaires ne pouvait suffire. Il faudra d'autres rencontres", a dit le médiateur de l'ONU au terme d'entretiens séparés menés entre les rebelles et la délégation du gouvernement yéménite en exil depuis lundi à Genève.

"Il y a une certaine volonté de toutes les parties de discuter des modalités d'un cessez-le-feu. Je pense que c'est une question de temps. Je sors de ces discussions avec un certain degré d'optimisme", a-t-il ajouté.

Il a confirmé qu'aucune date n'a été fixée à ce stade pour un prochain round, mais a constaté "des signes positifs" sur lesquels il pourra construire pour de futures consultations. "Les positions sont encore divergentes, nous devons intensifier nos efforts", également pour obtenir une pause humanitaire, a-t-il dit.

"Nous pensons qu'il y a un terrain d'entente possible pour un accord sur un cessez-le-feu accompagné d'un retrait lors de futurs pourparlers", a précisé Ismail Ould Cheikh Ahmed.

"Je n'ai pas constaté d'objection définitive. Un cessez-le-feu exige le déploiement d'observateurs ou un autre mécanisme", a-t-il expliqué.

"Les consultations de Genève étaient le début d'un long et difficile processus", a souligné le diplomate mauritanien. Il a remercié la Suisse pour avoir accueilli ces premiers pourparlers inter-yéménites depuis le début des frappes de la coalition arabe le 26 mars. Il va se rendre à New York pour rendre compte de ses entretiens.

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